Pannel: Impact de l´atteinte du point d´achevement de la dette de la RDC sur le social des femmes
Texte rédigé par Yvonne Ngoyi sur le pannel: "Impact de l´atteinte du point d´achevement de la dette de la RDC sur le social des femmes" à Bukavu (RDC) le 15 octobre 2010.
Par Yvonne NGOYI de l’UFDH / CADTM International / Mbujimayi /RDC et Point focal de la MMF Mbujimayi Kasai Oriental RDC.
Chère Copines du secrétariat international de la Marche mondiale de la femme, différentes coordinations nationales,
Distinguées invités, mesdames, mesdemoiselles et monsieur, présentes à Bukavu en solidarité avec les femmes congolaises pour la paix et la démilitarisation de leur pays; au nom de ma structure Union de femmes pour la Dignité Humaine à Mbujimayi au Kasaï Oriental et de notre réseau international : « le Comité pour annulation de la dette du tiers monde » ,en sigle CADTM international ;j’ai l’insigne honneur de vous transmettre les messages de solidarité de tous les membres du réseau CADTM dans le monde entier qui militent pour une annulation sans conditions des dettes du tiers monde et pour un autre monde où règne justice sociale,les habitants bénéficient d’une façon équitable les richesse que Dieu créa pour que tous puissent en jouir.
Le CADTM se donne pour mission de contribuer à l’émergence d’un monde fondé sur la souveraineté des peuples et la justice sociale par l’annulation inconditionnelle de la dette et les réparations pour les dommages causés.
Je profite de cette opportunité pour vous transmettre les messages des femmes du Kasaï Oriental qui si les infrastructures routières était bonne la majorité d’entre elle serait avec nous présentement
Enfin je remercie toutes les copines qui ont voulus se joindre à nous , à la clôture de cette action de la MMF sans oublier la coordination internationale et nationale de la MMF qui nous ont donner cette opportunité pour échanger autour de ce thème en actualité:
«L’IMPACT DE L’ATTEINTE DU POINT D’ACHEVEMENT DE LA DETTE DE LA RDC SUR LA VIE SOCIALE DES FEMMES»
Le 1er juillet dernier la RDC a bénéficié de l’ allègement de sa dette extérieure, qui a été conditionné à l'application d'une série de réformes structurelles néo-libérales et il reste encore avec une dette extérieure publique de près de 3 milliards de dollars et d’une dette publique interne de près de 1,61 milliards de dollars qui ,son remboursement a un impact sur les finances de l’Etat congolais et donc sur la population congolaise.
Cette présentation est très importante par ce que la grande partie de la population congolaise pense que cette allégement est un don et que ça va améliorer les conditions de vie comme sur bâton magique on met fin à la pauvreté.
HISTOIRE DE LA DETTE CONGOLAISE
La dette congolaise : une dette illégitime, issue du colonialisme et de la dictature
En 1950, le pouvoir colonial lance un plan décennal de développement qui fait passer la dette publique du Congo Belge de 3,7 à 46 milliards[1] et qui s’accompagne de conséquences économiques désastreuses: fuite totale des capitaux vers la Belgique, diminution des couvertures en or, dépression de la monnaie représentant une perte de 90% de la valeur du franc congolais, faillite totale de la trésorerie.
Le 30 Juin 1960 au moment de l’indépendance, la charge de la dette contractée par le pouvoir Belge est transférée à l’Etat congolais nouvellement indépendant. Non seulement cette opération s’effectue en violation du droit international mais elle profite à un pays qui s’est vu pour sa part profiter du plan Marshall quelques années plus tôt (annulation de la dette Belge et nombreux dons).
L’accumulation des arriérés de la dette initiale et la gestion frauduleuse et inadaptée de Mobutu (construction du barrage Inga , Construction de la Voix du Zaire…) ont eu pour conséquence l’augmentation considérable du stock de la dette au cours des 40 années qui ont suivi l’indépendance. Ainsi en 2000 la dette de la RDC atteignait 12,135 milliards de dollars (selon les estimations de l’OGEDEP).
Ces quelques rappels historiques, montrent clairement que la dette de la RDC n’a en aucun cas été contractée par et pour le peuple congolais mais bel et bien pour assouvir des intérêts personnels
L’initiative PPTE ou comment exploiter le filon de la dette au maximum
Si l'on en croit les sources officielles comme le FMI[2], la RDC bénéficiera d'un allégement de 12,3 milliards de dollars, dont 11,1 milliards de dollars au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et 1,2 milliard de dollars au titre de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM).
Le montant de cet allègement de dette est le plus important jamais consenti à la RDC. Mais ne nous y trompons pas : l'objectif n'est pas de régler le problème de la dette extérieure publique congolaise mais seulement de la ramener à un niveau "soutenable", selon les critères du FMI. Ce qui signifie de ramener la valeur de la dette à 150% des revenus d’exportation du pays.
L'objectif de "soutenabilité", qui s'inscrit dans le cadre de cette stratégie PPTE est, par ailleurs, très contestable en soi puisqu'il implique de faire rembourser à un pays le maximum de ce qu'il peut, même si ce remboursement empêche la mise en place de politiques visant la réalisation des droits humains fondamentaux et plus largement le développement.
L’initiative PPTE ou la sauvegarde des intérêts économiques des Pays du Nord
Le cas de la RDC illustre à quel point la dette constitue un instrument de domination, puisque le point d'achèvement PPTE a été repoussé trois fois au motif que la RDC ne satisfaisait pas aux conditions imposées par les bailleurs de fonds occidentaux (FMI, Banque mondiale et Club de Paris[3]). Parmi ces conditions, citons la révision du fameux contrat chinois en novembre 2009. Officiellement, c’est le risque d’augmentation de la dette congolaise, lié à la garantie d'État initialement prévue dans le contrat chinois, qui avait justifié l’ingérence du FMI dans les affaires internes congolaises. Mais en réalité, la RDC, à l’instar d’autres pays africains regorgeant de ressources naturelles, est le théâtre d’une compétition acharnée entre les pays occidentaux et la Chine, dont l’appétit ne cesse de grandir.
Par ailleurs, le Canada a voté contre la décision d’alléger la dette congolaise du fait que le gouvernement congolais avait résilié le contrat KMT avec la société Firt Quantum. Cette opposition du Canada est une preuve supplémentaire que la dette constitue un puissant alibi pour s'ingérer dans les affaires internes des pays du Sud. Rappelons que suite à l'annonce par le gouvernement congolais de la résiliation du contrat KMT en août 2009, plusieurs représentants politiques du Canada, Hilary Clinton et même le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, ont fait le déplacement à Kinshasa pour "raisonner" les dirigeants.
Ainsi les IFI et le club de Paris imposent une politique du « deux poids, deux mesures ».D’un côté ils imposent la révision du contrat chinois (même s'il s'agit bien d'un contrat léonin au détriment de la partie congolaise) et de l'autre côté, ils interdisent au gouvernement congolais de revenir sur le contrat KMT alors qu'il est entaché de nombreuses irrégularités.
L’initiative PPTE ou le maintien d’un contrôle politique sur la RDC
L’Etat congolais avait prévu de consacrer en 2010 environ 430 millions de dollars au paiement de sa dette publique extérieure. Avec cet allègement de la dette intervenu le 1er juillet dernier, la RDC n'aura donc pas à payer le service annuel de la dette. Toutefois, le gouvernement congolais devra continuer à appliquer les conditionnalités imposées par les bailleurs de fonds occidentaux.
Le gouvernement congolais doit, en effet, mettre en oeuvre le Document Stratégique de Croissance et de Réduction de la pauvreté (DSCRP). Conformément à ce programme triennal conclu avec le FMI en décembre 2010 - pâle copie des plans d’ajustement structurels (PAS) imposés par le FMI et la Banque mondiale à l’ensemble des pays du Sud au lendemain de la crise de la dette de 1982 - le gouvernement congolais a pour priorité l'amélioration du « climat des affaires ». Autrement dit, le gouvernement doit œuvrer pour le bien-être des transnationales en accélérant le bradage de ressources naturelles et en privatisant les secteurs stratégiques. Ainsi par exemple les entreprises publiques, doivent être privatisées à la fin de l’année. Cette politique de privatisation aura des conséquences importantes sur le plan économique puisque d’une part elle entraînera automatiquement moins de recettes pour l’Etat (pourtant nécessaire au développement du pays) et d’autre part elle entraînera le licenciement de dizaines de milliers de travailleurs et cela aura comme conséquence l’augmentation de la charge familiale à la femme.
Aujourd’hui la BM conditionne son appui du budget 2011 de près de 100 millions de dollars par les preuves de bonne gouvernance dans le secteurs de ressources naturelles ( mines et pétrole) note le journal potentiel, du fait que la FMI ne pouvait pas défendre officiellement sa filiale ,la société financière international SFI qui est actionnaire à hauteur de 7,5 % dans le projet minier KMT cité ci haut résilié par la RDC depuis 2009 et le refus de la BM de mobilisé le 100 million de dollars en faveur de la RDC ; ceci montre que le social des femmes est loin d’être visible du fait que même les budget 2011 attend un apport extérieur d’au moins 40% .
Ces nombreux exemples prouvent que si l’initiative PPTE permet effectivement un allègement d’une partie de la dette, elle ne remet absolument pas en question la logique qui a permis de la créer. En imposant une fois de plus des conditionnalités néo-libéral, les institutions financières empêchent les pays tel que la RDC de mettre en place une politique économique endogène seule susceptible de lutter contre la pauvreté.
Est-ce l’allégement de la dette à un impact sur le social de la femme?
Jusque là non, attendons voir.
Nous savons que la femme continue à être la personne la plus pauvres et la plus vulnérable de la RDC
Aucun programme réel sur le développement de la femme n’a été élaboré
La multiplication des taxes auprès de nationaux au moment où les multinationaux bénéficient de diminution des taxes par l’amélioration du climat d’affaires
La femme accède difficilement au service de base tel que l’eau et l’électricité et la tête de la femme continue a être un tuyau de raccordement d’eau en famille
Multiplicité des taxes
Le taux des mortalités infantiles et maternelles, la RDC est en 3 positions dans le monde
Accès difficiles aux soins médicaux, à cause de la précarité des revenue familliale et du poids de la famille à sa charge une femme qui arrive dans uns hôpital pour accoucher ne pourra accouché que si elle peut payer, sinon,elle restera mourir avec son enfant à la porte de l’hôpital tout ça c’est par ce qu’on cherche à satisfaire le FMI , la BM et autres IFI
L’accès difficiles à la justice surtout qu’elle pauvre.
La femme travailleuses au niveaux la fonction publique touche moins de 50$ par moins:
La femme est plus dans les activités formelles sans aucunes protection social et celle de troisième age est sans protection est mendiante sur la rue cas de la ville de Mbujimayi où a l’atterissage de l’aeroport les visiteurs sont salué par des milieux des femmes et des enfants mendiantes cherchant comment survivre.
Aucune politique sociale d’encadrement des femmes des troisième age qui toute au long de leur vie se sont donnée aux activités reproductive non payante.
Les femmes mariées ne bénéficient pas des indemnité social : loyer, scolarité des enfants, soins médicaux des enfants
Pour preuve la majorité des femmes présentent à cette manifestation ont été prise en charge soit par une institution soit par le pouvoir public pour avoir son billet et son sejour.
Donc l’atteinte du point d’achèvement n’a aucun impact sur le social de la femme
La femme continue à passer tout son temps à des taches domestiques qui sont les tâches effectuées au sein du cadre familial (80% des tâches domestiques sont assumées par les femmes gratuitement). Le système capitaliste n’a jamais voulu jusqu’ici transformer entièrement les tâches domestiques en professions rémunérées par un salaire et/ou en produits à vendre sur le marché. Pour réussir ce tour de force, il a fallu que, via le patriarcat, les femmes comme les hommes intériorisent et développent l’idée selon laquelle il y aurait une prédisposition des femmes à l’accomplissement des tâches domestiques.
Avec cette amélioration des climat d’affaire la femme congolaise va vivre l’époque du capitalisme marchand, ou elles ne serons pas en mesure de faire fasse au daping.
RECOMMANDANTION
Qu’au niveau du gouvernement et du parlement on mette sur pied une commission devant auditer la dette congolaise
Avoir un observatoire de la dette au niveau de la société civile ( dans les village ,les quartier on doit savoir d’où vient l’argent pour chaque projet et veuillez pour que les fonds alloués soient utilisés pour un projet durable.
Que les femmes s’organisent dans les syndicats, association et les partis.
Que les FM et la BM annulent sans condition la dette de la RDC et la non ingérence dans la gestion de la RDC un pays indépendant
Que le gouvernement congolais allége les taches de la femme en produisant de l’eau régulièrement et à moindre frais par ce que l’eau c’est la vie
Que les fonds internes soient orientés dans le trésor public en mettant sur pied une procédure financière ne permettant à personne de confondre le fond du trésor public avec sa poche
Mettre sur pied et vulgariser la politique national de l’agriculture
Améliorer dans un plus bref délais les salaires des fonctionnaires de l’Etat en général et de la femme en particulier
Augmenter les nombres des femmes à des postes des prises de décisions pour éviter de féminisation de la pauvreté
Régulariser les indemnités familiales de la femme mariée au même titre que son collègue homme marié
Encourager la création des coopératives pour soutenir le travail des femmes à la base
Appuyer et encourager la scolarité de la jeune fille et de la femme
Mettre sur pied un programme national de prise en charge des personnes de 3e age
Amélioration et construction des infrastructures de base en ville comme en milieu rural pour facilité la femme a accédé aux soins médicaux.
Qu’il ait un fond social de la prise en charge des personnes de troisième age
Cher copine, chère marcheuse, distingués invités la dette tue, viol et assassine.
Un autre monde est possible ;un autre Afrique est possible et un autre Congo est possible nous vous remercions.
Yvonne NGOYI
UFDH/ CADTM INTERNATIONAL
Point focal de la MMF / Mbujimayi/RDC
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[1] Principalement en francs belge
[2] http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2010/pr10274f.htm
[3] Institution informelle qui s’est réunie pour la première fois en 1956, composée aujourd’hui de 19 pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie, Suède et Suisse.


